J'ai l'impression d'être passé par beaucoup de choses. Mais toujours je me relève. J'attends la fois où les souffrances seront trop fortes, et on je m'écraserais lamentablement. Où même la plus forte des détermination ne pourra me relever. Avec une impatience, presque. Je voue ma vie à un certain défaitisme : je ne peux m'empêcher de saboter mon bonheur, comme si la culpabilité est toujours trop forte. Mais je n'ai aucune raison d'être malheureuse, et ceci, paradoxalement, m'enfonce encore plus.
J'ai souffert. J'ai senti mon coeur se soulever, je l'ai senti tomber et sans savoir comment le rattraper, j'ai pourtant réussi à le contenir dans ma poitrine. A le laisser en place. Je l'ai enfoncé à l'intérieur, j'ai fermé mon esprit, et j'ai dit à mon coeur, que désormais, il était seul. J'ai du bien maintenir ma main en place, pour l'empêcher d'hurler. Je l'ai baillonné, trop fort car je crois qu'il étouffe. J'ai appris à ne pas respirer trop fort : je ne veux pas que soudain mon corps s'arrête, s'essouffle d'avoir trop crevé.
Petite fille trop gâtée, éternelle insatisfaite, mais pourtant déterminée à réussir sa vie, j'aimerais ne rien faire comme tout le monde. Peut-être est ce pour ça qu'on me dit bizarre ? Je crève de l'envie de ressembler à celle que je suis dans mes rêves. Mais on ne s'invente pas forte, on ne s'offre pas une volonté.
J'ai aimé, trop. J'ai offert ma confiance, l'ai mal placée. Ça a détruit des parties de moi, qui s'en remettent, petit à petit. J'aime encore, plus comme avant, mais j'aime démesurément. J'ai retrouvé dans son sourire ce dont j'avais besoin. Il m'offre toujours plus, et je prends, sans rien me demander, je prends et me reconstruis à ses cotés. C'est bon d'aimer à nouveau.Mais j'ai peur d'aimer, mon Dieu, j'en suis morte d'aimer, et se reconstruire est difficile. La vérité c'est que j'avais oublié ce qu'était l'amour, et faire tomber les barrières est extrêmement compliqué. J'y arriverais.. surement, peut -être, non, qui sait.
Dotée d'un lunatisme déstabilisant pour mon entourage, je passe du rire aux larmes sans transition et mon plus grand don est de bien cacher mon jeu. Appelle-t'on ça un don ? Non, car j'ai appris.
La vie me semble monotone, j'aimerais m'y sentir étrangère. Mais je m'implique, m'accroche, m'enfonce. N'y a t'il pas tant d'autres comme moi sur cette sphère, ne sommes nous pas des millions à se demander, alors, qui sommes nous ? Je ne me démarque pas.
Je me sens dans l'instant présent incapable d'exprimer n'importe quoi, et aucun sentiment ne me semble vrai. Je ne les comprends plus à vrai dire. Comme si j'étais incapable de ressentir quelque chose tant que je n'aurais pas trouvé ma vérité.
Je ne sais pas à quoi m'accrocher. Dans mes instants de détresse, je me demande "mais qui est là ?" Que veulent dire vos mots ? Vous dites me soutenir, savez vous donc ce que veut dire être là ? C'est courir à moi quand ma main cherche la souffrance, me soutenir quand mes jambes faiblissent, m'interdire quand je me décourage. Les mots ne suffisent pas, ne suffisent plus ! Je ne veux pas de vos aides évaporées !
Mon Dieu, je sais que tu es là. Tu l'es au moins dans mon coeur, car quand je pense à toi, je m'apaise un peu, comme si tu me volais un peu de mes maux pour les supporter. Mais tant d'entre nous sont comme moi, tant d'entre nous cherchent la paix et la trouvent par la mort. Moi j'aime bien trop la vie ! Ou tout du moins, j'aime bien trop la chance qui m'a été offerte d'exister. La mort, je trouve ça idiot : la vie serait alors un prêt. On nous fait croire qu'elle est notre, qu'on en fait ce qu'on veut. Puis on nous impose des règles. Et quand enfin on se sent bien, on nous dit qu'il est l'heure, et que tout s'arrête. Qu'on doit rendre ce qu'on nous avait confié, cette étincelle inexplicable qui nous anime ! Je n'ai jamais signé pour mourir, disent certains ! J'ai envie de leur répondre, mais tu n'as jamais signé pour vivre non plus.
J'ai souffert. J'ai senti mon coeur se soulever, je l'ai senti tomber et sans savoir comment le rattraper, j'ai pourtant réussi à le contenir dans ma poitrine. A le laisser en place. Je l'ai enfoncé à l'intérieur, j'ai fermé mon esprit, et j'ai dit à mon coeur, que désormais, il était seul. J'ai du bien maintenir ma main en place, pour l'empêcher d'hurler. Je l'ai baillonné, trop fort car je crois qu'il étouffe. J'ai appris à ne pas respirer trop fort : je ne veux pas que soudain mon corps s'arrête, s'essouffle d'avoir trop crevé.
Petite fille trop gâtée, éternelle insatisfaite, mais pourtant déterminée à réussir sa vie, j'aimerais ne rien faire comme tout le monde. Peut-être est ce pour ça qu'on me dit bizarre ? Je crève de l'envie de ressembler à celle que je suis dans mes rêves. Mais on ne s'invente pas forte, on ne s'offre pas une volonté.
J'ai aimé, trop. J'ai offert ma confiance, l'ai mal placée. Ça a détruit des parties de moi, qui s'en remettent, petit à petit. J'aime encore, plus comme avant, mais j'aime démesurément. J'ai retrouvé dans son sourire ce dont j'avais besoin. Il m'offre toujours plus, et je prends, sans rien me demander, je prends et me reconstruis à ses cotés. C'est bon d'aimer à nouveau.Mais j'ai peur d'aimer, mon Dieu, j'en suis morte d'aimer, et se reconstruire est difficile. La vérité c'est que j'avais oublié ce qu'était l'amour, et faire tomber les barrières est extrêmement compliqué. J'y arriverais.. surement, peut -être, non, qui sait.
Dotée d'un lunatisme déstabilisant pour mon entourage, je passe du rire aux larmes sans transition et mon plus grand don est de bien cacher mon jeu. Appelle-t'on ça un don ? Non, car j'ai appris.
La vie me semble monotone, j'aimerais m'y sentir étrangère. Mais je m'implique, m'accroche, m'enfonce. N'y a t'il pas tant d'autres comme moi sur cette sphère, ne sommes nous pas des millions à se demander, alors, qui sommes nous ? Je ne me démarque pas.
Je me sens dans l'instant présent incapable d'exprimer n'importe quoi, et aucun sentiment ne me semble vrai. Je ne les comprends plus à vrai dire. Comme si j'étais incapable de ressentir quelque chose tant que je n'aurais pas trouvé ma vérité.
Je ne sais pas à quoi m'accrocher. Dans mes instants de détresse, je me demande "mais qui est là ?" Que veulent dire vos mots ? Vous dites me soutenir, savez vous donc ce que veut dire être là ? C'est courir à moi quand ma main cherche la souffrance, me soutenir quand mes jambes faiblissent, m'interdire quand je me décourage. Les mots ne suffisent pas, ne suffisent plus ! Je ne veux pas de vos aides évaporées !
Mon Dieu, je sais que tu es là. Tu l'es au moins dans mon coeur, car quand je pense à toi, je m'apaise un peu, comme si tu me volais un peu de mes maux pour les supporter. Mais tant d'entre nous sont comme moi, tant d'entre nous cherchent la paix et la trouvent par la mort. Moi j'aime bien trop la vie ! Ou tout du moins, j'aime bien trop la chance qui m'a été offerte d'exister. La mort, je trouve ça idiot : la vie serait alors un prêt. On nous fait croire qu'elle est notre, qu'on en fait ce qu'on veut. Puis on nous impose des règles. Et quand enfin on se sent bien, on nous dit qu'il est l'heure, et que tout s'arrête. Qu'on doit rendre ce qu'on nous avait confié, cette étincelle inexplicable qui nous anime ! Je n'ai jamais signé pour mourir, disent certains ! J'ai envie de leur répondre, mais tu n'as jamais signé pour vivre non plus.
